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lundi 27 juillet 2015

Le bonheur c'est simple en fait (comme un lait fraise!)


Ola la Frégate scintillante de milles feux!

Que d’absence que d’absence! 
Ne m’en veut pas, mais je préfère attendre d’avoir une vraie inspiration et faire quelque chose de propre, plutôt que céder à la pseudo pression blogosphérique, du comme quoi il faut publier en temps et en heure. On est pas des machines ne l’oublions pas.
Et tant pis si je m’attire le courroux du Grand Saint Blogo!

Quoi de neuf mon petit moussaillon? Tout va bien dans ta vie? Je l’espère !

De mon côté, je suis toujours en mode introspectif à la campagne, #hashtag montaigne powa! Tergiversations qui me permettent d’avancer d’une certaine façon. Peut-être pas sur le plan physique -laissons ça pour l’hôpital après tout- mais plus du côté mental/psychique.
Que je retombe sur un chemin débuté il y a quelque temps (on peut parler en années), qui n’a pas vraiment eu l’occasion de prendre l’ampleur pourtant voulue dès le départ, mais qui aujourd’hui semble sur le point de dépasser le stade de l’amorce. Yuppie, du changement!

- Je vais te parler de facilité de vie.
- Ah ah? 
- Un truc que certain qualifieraient de youkou !
- Youkou kwaaaa?
- Chez nous ça veut dire un brin hippie.
- Va nu pieds et coquelicot?
- Tssss pas de mauvaise langue.

Je vais te faire part de mes réflexions, qui mènent vers un mode de vie appeler la « Simplicité Volontaire » ainsi que « Pleine conscience », mais que je vais vous présenter à ma sauce, et aussi, comment arriver à voir autrement les choses pour qu’elles soient bénéfiques et non pas troubles fêtes!
- Ah ouais, la meuf faut qu’elle revienne dans la vie normal là! Stop les pâquerettes hein!

Bon mon petit mouss, je ne t’apprend rien si je te dit que notre société occidentale est toxique pour nos nerfs. 
Le taf, les médias, la technologie, les réseaux sociaux, la circulation, les gosses, les chats, la crise, j’en passe des vertes et des pas mûres.  
Tout va dans le sens du toujours plus, et on finit par se perdre dans tout ce flux.
C'est un peu récurrent d'entendre les burn out, les dépressions partout ; et c'est  "chouette" que maintenant on en parle librement et qu’on se rende compte quel fléau ça fait dans notre société, et à cause d’elle.
On se monte le bourichon pour beaucoup de choses, induite par les multiples pressions extérieures. Par exemple, je culpabilisais pas mal de ne pas venir écrire ici un petit quelque chose, ou faire ma vidéo de mots, car j’ai beaucoup de temps au final. 
Mais après on se dit que rien ne sert de brusquer les choses et qu’il est important de lâcher prise et on est bien plus léger une fois qu’on a compris ça.

On court à tout va, suivant le rythme effréné mais surtout effrayant qui s’impose à nous.

et si on se posait deux minutes? 

Regarde devant toi quelques minutes, inspire quelque fois si tu le souhaites, fume une clope ou bois un petit kawa.

Es- tu heureux/se?

Je ressens viscéralement un besoin de retour au vrai, à l’authentique, aux tripes.
Et tout ce fait naturellement en fait. J’ai commencé à faire mon petit Montaigne, et le lestage de la technologie c’est fait tout seul. 
Et j’ai retrouvé avec plaisir, cette sensation apaisante qu’apporte la simplicité.
Et qu’on peut trouver beaucoup de bien-être en faisant des choses anodines
Même si je n’aime pas ce mot. Ca fait péjoratif, "anodin/ennuyeux". 
Hors pas du tout, si tu ouvres suffisamment ton esprit, tu peux te rendre compte que le Merveilleux est partout, même dans ces petites choses que l’on fait automatiquement
Mais pour s’en rendre compte, il faut en prendre conscience.

Etre conscient de ce que l’on fait ici et maintenant
Et que oui, nourrir les chats c’est chouette, même si il y a plein de bols à faire, car en les nourrissant moi, je leur apporte du confort et j’aime l’idée de les rendre heureux (car oui tout le monde sait que le bonheur d’un chat de salon dépend de son estomac ahaha).
Ou sortir les milles et une différentes couleurs arc en ciel de tri. 
Tu pestes, tu râles, c’est le soir, fais chier
Ben non. 
En reconsidérant la choses, certes il y a différentes poubelles, qui seront traitées différemment, et que grâce à ton geste, tu contribues à aider le tri et le recyclage et ainsi faire du bien au monde qui te permet d’être en vie. Ca fait de toi un super combattant de la Terre, c’est plutôt classe!
C’est ma version à moi de la Pleine Conscience
C’est être dans l’instant présent et s’en rendre compte et aussi savoir pourquoi on fait ce qu’on est en train de faire.

Un des buts du jeu est donc de virer sa cuti d’une situation chiante et de la tourner en positif pour ainsi profiter de tout, comme l’histoire des poubelles, le positif étant que tu en ressors gratifié d’agir pour quelque chose de bien, et c’est bon pour le moral.
Un autre exemple cliché:
Il pleut. « Fait chier, mes cheveux vont friser et gnagnagna ». Non non non
Faut plutôt se dire « Tient tient, le ciel offre un cadeau à la Terre, il l’a nourri, c’est plutôt gentil. » Ca change un peu la donne. Alors oui je suis d’accord, ça ne défrise pas tes cheveux, mais on peut aller un peu plus loin dans la réflexion, car en nourrissant le sol, la pluie te nourrit aussi forcément.
Donc au final tu peux même lui dire merci. (Et enfiler un K-way. (oui c’est moche mais c’est pratique))


Car le « merci » est une autre qu’il faut reconsidérer dans son quotidien.
Moi je l’ajoute dans cette idée de Pleine Conscience
Je dis merci à la pluie, au soleil, au vent, mais aussi quand je mange. 
Quand j’ai une tomate devant moi, je retrace toutes les étapes du voyage qu’elle a effectué depuis son plant jusque mon assiette et je remercie à chaque étape.
Le pain, je remercie à la fois le sol pour le blé (frelaté malheureusement on nous fait manger de la merde) mais aussi le boulanger qui l’a fait.
Un produit animal? Un merci encore plus grand.
Etc.
Et ça va très vite hein, ça prend pas mille plombe
Et je commence ainsi mon repas, ça ouvre à un meilleur état d’esprit.
Le matin et le soir même chose. 
On peut remercier tout hein, ça permet de se rendre compte du soutien que l’on a. On peut remercier ses amis ou sa famille pour tel ou tel soutien, ou bien le fonctionnaire qui a dépatouillé le dossier administratif la veille etc.
Être dans la gratitude, permet une plus grande sérénité je trouve.

Donc voilà, dire merci et retourner les situations pour y tirer le positif. Et je te jure, que ça marche avec n’importe quelle situation. Evidemment c’est comme tout, il faut de l’entrainement, et au début on continue à se faire envahir par le trop plein d’émotions que peut amener une situation pourrie. 
Il faut juste apprendre à reculer un petit peu et zou considérer la chose autrement. (j’en ai déjà parlé dans un autre article de ça!)


Mais un retour au vrai? Ca veut rien dire Captain! C'est quoi le vrai? Les sources?

Il faut admettre que lon vit dans un monde surfait, et que malgré nous, on se fait souvent embrigader.
Cest là quentre ma notion de Simplicité Volontaire. Qui est un vrai mouvement suivi par un certain nombre de gens.
Seulement, je naime pas les cases. Jaime que les choses roulent naturellement, et je trouve quà partir du moment où lon sinscrit pleinement dans tel ou tel mouvement, une certaine rigidité sinstalle. 
Et je préfère de loin la notion délectron libre que jai toujours appliqué, qui consiste à prendre le bon dans plein de chose et de faire un mashup qui nous convient personnellement, car ça offre une plus grande flexibilité et efface la culpabilité si jamais on se « détourne » une fois des principes prônés par telle ou telle philosophie/mouvement/ce que tu veux.

Car on reste Humain, et on a le droit de faire un truc considéré comme « pas bien » si on en a enviePour éviter la frustration, pour se faire du bien et éviter des aigreurs destomac, car il faut avant tout penser à SOI. Tant que cest fait en PLEINE CONSCIENCE.
Bon entendons nous bien, je ne parle pas de choses illégales bien évidemment. 
Mais prenons lexemple de la personne qui décide dentrer dans un mode de vie minimaliste, et qui un jour craque et sachète un truc inutile. Elle va peut-être culpabiliser, se dire que cest hors de ses principes, et du coup elle sera tellement mal quelle nen profitera même pas de cet écart. Ou le végétarien qui pour une raison X ou Y, mange un bout de viande UNE FOIS. 
Cest mal vu par leur « groupe » mais soyons honnêtes que ça ne changera pas le schmilblick.
Donc comme dans un régime alimentaire au final, si un écart arrive une fois, ce nest pas grave
Pour être bien fuyez la rigidité, adoptez la flexibilité et pensez à vous.
Bon si vous êtes heureux sans écart, ben nen faites pas, cest très bien aussi!

Mais donc, je prône un mode de vie simple et conscient.
La simplicité volontaire, appelée aussi « sobriété heureuse » (han cest beau), cest enlever le superflus pour revenir à la simplicité. (Avec des considérations écologiques aussi). 
Un recentrement sur lessentiel.
Et là où la flexibilité sinstalle, cest que cest aussi à chacun à trouver ses essentiels je pense.
Personnellement, mes tripes me renvoient à un retour à la Terre, aux petites choses simples, mais aussi à une reconsidération de moi en tant que moi et de mapporter des bienfaits. 
Comme maménager une « chill zone » dans le jardin (les photos arrivent bientôt!!), mautoriser le droit de penser autrement aussi, ça a lair chelou mais cest important pour moi, car quand on se sent trop marginal on finit par ne plus se sentir bien dans ses baskets, tandis que si de moi à moi je me lautorise, cest plus facile à gérer.
Cest apprendre que le bonheur ne vient pas des choses matérielles que lon peut obtenir en sachetant des choses bien souvent inutiles, mais que ça peut être simplement un bon lait fraise.
Qualler faire ses courses à pieds au lieu de prendre la voiture, ben ça permet de faire une ballade et de peut-être découvrir des choses et vivre mille et une aventures.
Donc en gros, on pourrait dire #HASHTAG EPICURE hein.

Jai depuis longtemps essayé de lappliquer quotidiennement, le vivre bien
Mais cest pas toujours évident, on continue à ressentir les pressions sociales extérieures
Tandis que là, dans des conciliabules avec moi même je me donne le droit de tout ça. De bien vivre pour moi, tout en faisant attention à ce qui mentoure - sol, végétaux, animaux, humain », car le but nest pas dêtre égoïste non plus, il faut que tout simbrique correctement pour arriver à une harmonie originelle. Ben oui, à la base on est fait pour le vivre tous ensemble, et par tous, jentends tous les terriens, donc les autres espèces que les humains comprises dedans.

Le vivre bien, sest aussi arrêter de se forcer à faire des choses que lon a pas envie de faire et que rien ne nous oblige à le faire
Sest se permettre de ne pas aller à une soirée, si on en a pas lenvie. Ne nie pas ça nous est tous arrivé! Et au final on arrive à une « fête » avec des lourdeurs destomac qui auraient pu être évitées si lon avait fait ce que lon voulait vraiment de sa soirée.
Cest donc apprendre à sécouter.
Et respecter ses limites aussi. Savoir dire « je ne sais pas », ou « jai besoin daide ».
Personne nest omnipotent ni omniscient et fort heureusement.

Et dans toutes ces considérations de simplicité volontaire, jen arrive au point de revoir complètement le cours de ma vie, un peu aussi à cause de la maladie. 
Il faut se poser et reconsidérer tout. Le travail (y suis-je épanoui?), la consommation (suis-je satisfaite de manger ce que me propose les supermarchés? Suis-je heureuse de macheter *objet/vêtement inutile dans limmédiat), son mode de déplacement, sa santé, etc.
Et une fois ces questions amenées, ne pas hésiter à changer des choses dans sa vie, pour un vivre mieux, en adéquation avec soi.
Personnellement, je pense qu'après mon passage à l'hôpital, il y a du revirement chez moi. Mais je préfère ne pas en parler tout de suite, je dois continuer mes considérations!

Jaurai pu te mettre les explications « officielles » de la Simplicité Volontaire et de la Pleine Conscience, mais je préfère te laisser faire des recherches, car cest en cherchant soi même que lon peut se faire une réelle opinion et surtout ladapter à sa propre sauce.

Donc voilà mon petit Mouss,
Pour que pour toi aussi le bonheur soit aussi simple quune tranche de pain dépices pour moi (ou nouvellement un lait (écrémé) fraise (grenadine O% (ouioui poule mouillée!) ) , il faut, voir le bon côté de chaque situation, en étant en conscience de ce qui nous entoure et nous arrive, et se poser les bonnes questions quant à sa vie et peut-être ladapter pour un retour aux essentiels.

Mais si tu es heureux, alors ne change rien, cest rare et profite!

Des bisous Mes Moussaillons! Cap vers le bonheur!






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samedi 18 juillet 2015

(compte à rebours) (photos : espaces ouverts vs. espaces psychiatriques pour TCA )

Hey Mouss!

Un article  E C L A I R .
(Genre ziiiiiiiiiip.)

Pour annoncer, que j'ai entre deux et trois semaines pour :

- profiter de la vraie vie et de la liberté
- faire des choses inhabituelles pour me donner de l'entrain
- Bousculer mes neurones
- Faire les pleins de mes paysages favoris pour les garder dans un coin de ma tête
- Amorcer des prises de décisions importantes
- M'amuser
- Penser à moi
- Me faire à l'idée de .
- - - - - - - -  bref faire le plein de bonne E N E R G I E.

Car début août, je repasse par la case hôpital.

Alors tient, cadeau, un bref aperçu contrasté entre les espaces ouverts de la vie et les espaces cloisonnés d'une unité psychiatrique pour troubles alimentaires.
Beaucoup de ces photos (de droite) font partie de séries prisent durant ce qu'ils appellent la Réserve : tu perds trop de poids, tu ne reprends pas => tu ne peux plus sortir de ta chambre pendant une semaine. On te coupe du restant de l'unité, ainsi que du restant de la vie (plus de portable ou d'appel sur le téléphone de l'unité!), tu ne peux même pas prévenir tes proches!
Dans l'absolu tu es sensé rester sur ton lit, ne pas bouger. Gare à toi si l'on te surprend à t'activer. Si après une semaine tu n'as pas repris un kilo complet tu rempiles pour une nouvelle semaine de Réserve, et si après celle ci, tu n'as toujours pas atteint un kilo en plus, c'est repartit.
Voilà, moi ça a duré deux semaines.
E N F E R M E E dans une chambre, le bad.











Je pourrai y mettre des mots, mais pas tout de suite.
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mardi 14 juillet 2015

La Campagne : Back to roots (photos) / bref je me transforme en petit Montaigne (radotage).

Ben l’bijour campagnard les mouss!

J’espère que l’équipage va bien! Et, que vous soyez en vacances ou encore au taf, que vous passez du bon temps chaque jour <3

Donc oui, comme je vous l’avais dit, j’ai quitté ma frégate pour m’amarrer quelques jours au port !
Je suis chez ma mère à la campagne, loin du bête-on citadin!
Ca fait du bien!

Ca fait un petit temps que je n’ai pas écrit. Mais Darwin vous l’a annoncé je joue à Don Quichotte en essayant que ce ne soit pas Don Quichotte(oui question limpidité j’ai fais mieux! ) 
Mais c'est tout ça qui fait que je coupe court à l’ordinateur (mais aussi mon téléphone, vilaine amie que je deviens)

Bref, je me transforme en petit Montaigne à la recherche de mon Moi, non pas dans ma Librairie (quoique … ! ) mais chez ma mère.

Comme j’ai loupé le ten on ten de juin (qui en plus avait été retardé au 25 juin) et que je viens de me rendre compte que celui de juillet j’ai zappé aussi, ben voici le récap' photo de mes petits plaisirs et autres petites choses de la campagne.

En route ! ( pour le blabla, on se retrouve après )


1. Avoir les mains sales de terre.
2. Faire sa propre Ricotta.
3. Les jolis coins au détour d'un chemin.
4. Le 28 juin 2014  (*)
5. Retrouver son dégommeur porte bonheur, avec qui on a terrorisé les piles de pogs dans la cour de récréation!
6 - 12. Prendre son petit déjeuner, en pique-nique, dans le jardin. Avec le lever du jour, les oiseaux, un coq qui chante.(*)
13. La porte qui mène au jardin et fait inévitablement penser au "Secret Garden"
14. Darwin ou la Belle au Bois Dormant.
15. Faire les Kéké avec son grand père et sa soeur en allant voir le passage du tour du France, et se poser dès le matin alors qu'ils n'arrivent que début d'après midi, et mon nouveau sponsor, Nutricia et son Fortimel.(*)
16. La dernière photo de mes 24 ans. Avant de tomber chez Morphée et me réveiller avec le quart de siècle.
17. La première sauce végétarienne de ma maman, au seitan (*)
18. Aménager sa chambre pour s'y sentir chez soi (*)
19. Graver le bois.





























Le radotage sur tout ça maintenant.
Que je mets après, comme ça tu n’es pas obligé de le lire et juste te contenter des photos! (et si tu veux une explication des astérisques, tu vas tout en bas du blabla) (oui c'est compliqué parfois sur la frégate!)

.: Donc ce séjour multifonction à la campagne :.
Hein multifonctions?
Ahaha oui.

Car ce n’est pas que pour rendre visite pour le plaisir, même si ça reste un des meilleurs aspects de ces petits congés.
Donc revenir dans la fratrie (ah je devrais utiliser sororité plutôt mais ça sonne tellement mal), et profiter d’un peu de vie de famille, dont je conçoit les bienfaits seulement maintenant.
Bon c’est pas évident, car j’ai l’habitude de vivre seule, en ville, de pouvoir bouger facilement de moi même avec les transports en commun, ici, leurs us et coutumes font qu’on ne bouge pas beaucoup, et pour l’hyperactive que je suis c’est un peu dur, mais il faut que j’apprenne à me poser, car ça fait partie de la maladie admettons le.

Maladie qui est la deuxième raison d’un long séjour ici.
Car force est de constater que seule ça ne fonctionne pas, je me mange chaque jours des murs digne de celui de Ghaza en pleine tronche, et bref rien ne stabilise, c’est la mierda, j’ai l’Escouade sur le dos.
Comme j’ai pas envie de repasser par l’hôpital (et que tout le monde m’en parle à chaque entretien), j’ai eu une petite idée approuvée par mon infirmier.
Comme l’un des problèmes majeurs est que je me suis engluée dans une structure alimentaire depuis ma sortie en février, ben je ne sais plus en sortir. 
Attention truisme : la glu ça colle bien
Ahaha. 
Donc par exemple,  quand je vais au magasin, je n’ose pas prendre autre chose que ma trilogie, j’ai vraiment attrapé la frousse de tout


Une poule mouillée! Une tapette en chaussette! UN MARIN D EAU DOUCE !

Donc je me suis dit, faudrait que j’établisse une liste de menus à ma mère, constituée de plats que j’ai un jour aimé, qui sont liés à un évènement dont j’ai un bon souvenir, enfin bref j’ai fait une petite anamnèse dans ma tête pour retrouver ça, et le but, c’est que le soir elle prépare un truc de cette liste sans me dire quoi A L AVANCE (sinon je cogite trop, comme le wrap de l’autre fois et alors méga bug), et qu’elle me serve (oui car en plus je ne sais même plus comment me comporter à table correctement!)  et donc que je doive manger ça sans retourner à mon chou par évitement.

Autant dire que je flippais pas mal hein de revenir à cause de ça. 
Et forcément ce ne fut pas rose tous les jours.
D’un commun accord, j’ai été faire les courses avec elle, car elle avait des questions (normale) et elle était au fond aussi paniquée que moi
Et bref, je crois que j’ai fais ma première crise d’angoisse de ma vie au magasin. En mode mini hein, mais le gros badtrip de savoir qu’on achetait des trucs qui allaient d’une façon où d’une autre finir dans mon estomac.
Et au moment au j’ébauche le brouillon de cet article, une seule expérience fut faite en plus de ces courses et je peux te dire, que ça va être la bataille du siècle.
Et je flippe de la suite! 
A tel point que je mettrais bien d’application le COURAGE FUYONS.
Mais pas de bilan hâtif.
On reste zen.
Tout va bien captain. 
(paragraphe écrit en brouillon au début de l'aventure!)


.: Petit Bilan actualisé à la date de publication :.

Bon ça fait deux semaines, j'y suis toujours, je n'ai pas fuis, mais c'est difficile.
Pour tout le monde, aussi bien ma mère et ma soeur qui pâtissent inévitablement de tout ce fourbi (et arrive la culpabilisation dans mon cerveau), et moi qui doit me confronter à mes propres pensées irrationnelles. 
Et comme en plus j'ai des entretiens réguliers avec l'Escouade, ben ça donne matière à cogiter et c'est lourd par moment.
Et c'est tout ça qui m'a fait couper court à l'ordi et mon téléphone.
Je vous lis toujours au petit déjeuner pour me donner de l'entrain, j'ai plein d'idées d'articles (dont pleins en brouillons oh mon dieu, le retard que je prends) mais j'ai besoin de me recentrer sur tout ça, sur moi (HASHTAG MONTAIGNE), de comprendre, pour me débarrasser de CETTE FRIPOUILLE.
Que là je suis à un carrefour, je m'en rends compte
Seulement ça me pose quand même un gros problème qui vient se rajouter ; c'est que, comme mon cerveau est recentré sur tout ça, il n'y a donc plus beaucoup d'espace libre pour autre chose. 
D'où cette déconnexion. 
Mais ça entrave aussi mon étude, car j'ai du mal à enclencher le "on/off" pour dire à mon cervelet d'arrêter de cogiter pour étudier. 
(et aussi mon état physique n'est pas le même que pour ma session de juin, je me rends compte à quel point ça s'est dégradé depuis, très vite. Les hiatus, la fatigue, les neurones dénutri etc. un truc de ouf, c'est horrible, je me transforme en légume au secours). 
Mais je sais que justement, cet état, va être un facteur important dans le déclic, qui arrive, lentement mais sûrement (je suis un diesel, trèèèèèès lente au démarrage ahaha).

Et pour l'état des lieux, malgré toutes les difficultés (genre un pas en avant trois en arrière) et un réajustement de l'organisation, ben depuis que je suis là, je n'ai pas remanger ma trilogie    u.n.e     s.e.u.l.e    f.o.i.s !
VICTOIIIIIRE!

Donc je suis sur le bon chemin de la V A R I A T I O N.
Merveilleux!
Maintenant la prochaine étape ça va être une autre paire de manche avec l'A U G M E N T A T I O N des proportions.
Ahaha (rire nerveux)
Car je ne mange toujours pas assez, le poids diminue toujours (moins vite car je dois prendre des compléments alimentaires). 
Mais bref, j'y reviendrai dans un prochain petit bilan qui sera PONCTUE DE NOUVELLES VICTOIRES.
Là, j'admet, je me "contente" de varier. (ouuh pas bien)


Et puis, ce petit séjour au vert, ce retour aux sources, qui permet d’entendre plus d’oiseaux, d’avoir un peu de calme et un jardin, ça me permettait aussi de  m’éloigner de ma colocation, qui est une vraie porcherie, et dont mes colocataires n’ont pas l’air de s’en soucier, et qu’in fine, mon moral en prend un sérieux coup. 
Donc pour mes nerfs, je m'éloigne, car je n'ai pas à perdre mon énergie dans ces tergiversations là et à faire le ménage de 4 adultes qui font plus de dégâts qu'un tsunami et une explosion nucléaire réunit.

* les astérisques *



4. Le 28 juin 2014  (*)
HASHTAG BIG DAY PAIN D EPICES!
A marquer d'une pierre blanche!
Sur la journée, j'ai réussi à grignoter une tranche de pain d'épices. Waaaawouu.
Et depuis, tous les matins, au lieu de manger l'horrible quart de tartine rajouté par mon infi, j'ajoute 3/4 d'une tranche de pain d'épices, et le dernier quart, je le mange vers 16h pour que mon cerveau intègre la notion de collation.
* PAIN D EPICES*
C'est trop bien, de la balle. Chui contente. 
Captain 1 - Fripouille 0 pour cette bataille!
Du coup, un aliment en plus qui ne me crée pas de badtrip, et un pas de plus vers les brunch!
Pain d'épices
(oui c'est le plus court paragraphe de l'histoire du monde à contenir autant de fois le terme pain d'épices. Même la recette n'en contient pas autant. (de pain d'épices ahaha).

6 - 12. Prendre son petit déjeuner, en pique-nique, dans le jardin. Avec le lever du jour, les oiseaux, un coq qui chante.(*)
Comme expliqué là, le petit déjeuner est le moment qui, finalement est celui que je préfère car je me la joue en mode calme, pour me préparer à toute la folie de la journée. 
(et qu'en plus maintenant y'a ...  PAIN D EPICES ahaha).
Mais donc, le lever du soleil, les oiseaux etc. 
Autant te dire que j'attendais avec impatience de venir ici pour pouvoir faire ça dans le jardin en mode pique nique. Et c'est encore plus devenu mon moment préféré. 
Une tuerie.
Qui laisse sans mots.
Essaye, à 4h30, tu te poses dans l'herbe, tu prends une cagette de légumes en guise de table, et tu profites. 
Tu mets une musique style Hammock en tout léger pour ne pas couper les sons extérieurs, et tel un petit hippie, tu prends toutes les bonnes énergie de la Pachamama qui te sert de siège, et du soleil qui ouvre ses yeux en même temps que toi.
C'est juste indescriptible.
(bon pour certain je gâche le truc car j'ai mon téléphone pour lire des blogs pour pas penser que je suis en train de manger, mais quand je suis dehors je lis beaucoup moins, je fais beaucoup de pauses oiseaux et ciel!)
Et c'est magique de voir le ciel changer. Bon faut dire qu'il me faut aussi en général 50 minutes pour petit déjeuner ahaha!

15. Faire les Kéké avec son grand père et sa soeur en allant voir le passage du tour du France, et se poser dès le matin alors qu'ils n'arrivent que début d'après midi, et mon nouveau sponsor, Nutricia et son Fortimel.(*)
Comment ne pas te parler de ce nouveau sponsor Nutricia? De un, je bois ses granulés fenouils pour bébé pour les maux de bidou (truc de ma maman, en plus c'est pas dégueu ahaha) mais surtout, le fortimel. 
J'ai mené rudes batailles contre mon infi et mon docteur pour ne pas en prendre.
Car déjà c'est cher (11,40 euros pour 4 bouteilles), puis je voulais essayer par des méthodes plus naturelles (augmentation donc ... hum hum) et puis, c'est du béton armé antinucléaire dans l'estomac.
C'est farineux. Un semblant de goût vanille. Et si encore une personne me dit "hum ça a l'air bon" je prend un entonnoir et je sacrifie un pack de 4 forti aha!
Et puis ça fait peur. Y'a écrit en grand le nombre de calories (qui me paraît "beaucoup" pour du en "one shot").
Mais bref, c'est plein de protéines et autre vitamines.
J'ai pas le choix j'en ai besoin. Car on a fait le calcul avec mon infi, si rien ne change et que je continue à perdre, fin août j'aurai un BMI de crevette, et là ce sera hospitalisation d'urgence.
Et ça fait office, la chute est plus lente! 


17. La première sauce végétarienne de ma maman, au seitan (*)
Ma mère songe de plus en plus au végétarisme
Je ne peux que l'encourager! 
Même si je reste sur ma position que pour guérir je vais devoir repasser par la viande, ben je vais l'aider du mieux que je peux.
Du coup j'ai relu "Faut il manger les animaux" de Jonathan Safran Foer, pour lui prêter et qu'on puisse en parler après (entre parenthèse je te le conseille, je ferai un article dessus! Mais attention c'est très dur!
Et donc dimanche, elle a cuisiné pour la première fois de sa vie du seitan.
Et elle a trouvé ça bon.
I'm so prouuuuuuuud mummyyyyy!!!

18. Aménager sa chambre pour s'y sentir chez soi (*)
En fait, dans l'appart où sont ma mère et ma soeur, j'y ai très peu vécu, une demi année. 
Puis chui arrivée en cours de route, elles avaient déjà déménagés depuis un certain temps.
Et cette chambre qui était mienne, ben je la considérais pas tant que telle, car y'avait pas vraiment ma patte. 
Certes quelques traces de mon passage de 6 mois, mais même, en fait, ça ne me correspondait plus.
Et qu'à juste titre, ma maman l'utilisait, car une pièce vide, autant en profiter hein!
Et  quand je suis arrivée, ma mère m'avait fait la surprise et avait enlevé les trucs qui n'y avaient pas leur places, et mit quelques éléments de déco très chouettes, comme la mouette sur la table de nuit et puis j'ai fini par bouger les meubles et construire des petits trucs.
C'est con j'ai pas de photos d'avant.
Mais le principal, c'est que maintenant je m'y sens bien. Je m'y reconnais. Je suis contente d'y être.
Et je suis trop emballée par ma tête de lit en bois, ça m'a permis de refaire des noeuds de marins/scouts, et surtout, je vais pouvoir l'agrémenter de toutes ces trouvailles que j'acquiert au file des aventures, comme les plumes, les feuilles, fleurs etc.
Et Tata'nka, ALERTE SPOIL FUTUR TATOUAGE, ça veut dire bison en sioux dakota
(oui encore une idée très hippie, le graver pour puiser la force du bison dans mon combat ahaha. Mais en faite toute cette structure est très hippie, mais j'assume, je le vis bien! )


Allez les mouss, je ne sais quand je viendrai, très vite, avec des bonnes nouvelles, mais d'ici là PRENEZ BIEN SOIN DE VOUS, aimez vous pour ce que vous êtes, et profitez des petits bonheurs de la vie.
 COEURCOEURCOEUR!










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mardi 16 juin 2015

Mais comment faites-vous? "Monde deux points zéro."

Hey Petit Mouss Transcendant de Lumière!



En guise d'introduction, laisse moi te présenter mon moment préféré de la journée.
Il doit être 05h30 là.
Donc je me lève vers 04h et puis, comme il me faut full temps pour déjeuner, j'ai décidé de le faire devant le jour qui se lève.
Et les oiseaux.
Et c'est très gai je te le conseille!
Et rien n'est allumé, ni ordi, ni téléphone, ni lumière artificielle
J'appelle ce moment "Le calme avant la tempête".


Alors ... 
Comment faites-vous?
Voilà la question de départ.

C'est un article que je postpose depuis deux semaines maintenant, mais qui me tient à coeur.
On va y réfléchir smartphone - Facebook - monde 2.0

J'ai depuis peu un "vrai" smartphone.
Avant j'avais des téléphones basiques, où il y avait quand même une option email, ce qui était fort pratique, et une recherche google en cas dépannage.
Mais ils n'étaient clairement pas fait pour surfer sur le web donc je ne les utilisais à ça qu'en cas de dernier recours.
Parce qu'au final pour moi, un portable, tant que tu sais envoyer des sms et téléphoner, c'est tout ce que je lui demande.

Et là, depuis deux mois environs on m'a passé un smartphone tactile avec wifi, 3g et tout le tintouin.
Et je suis rentrée dans le monde interconnecté.
Je me suis quand  dit "chouette ça va être cool pour Instagram", car c'est une plateforme que j'aime vraiment bien, mais mon Itouch avec qui je partageais avant, n'acceptait plus trop d'aller sur les applications et sa qualité photo laissais vraiment à désirer.
Mais là c'était des nouvelles perspectives qui s'ouvraient à moi.
Donc directement les premières applications que j'ai installée furent le très utile 'Snapseed', que je combine avec Photogrid, Instacam et Catwang pour les bêtises.
J'en ai profité pour installer aussi une application STIB (les transports en communs bruxellois) ne sachant pas si c'était utile ou non.
Puis mettre mon adresse mail etc.
Je pense qu'ils le demandent au démarrage, je ne sais plus.
Puis on m'a fait installer "whatsapp" à grand coup de "tu vas voir c'est génial".
Bon ok, allons-y.

Et puis ce que ce smartphone m'a permis, c'est d'arrêter d'avoir les nerfs usés par les messages qui se terminaient immanquablement par *texte manquant*.
Car oui, la plupart des gens autour de moi avaient déjà un smartphone, du coup ils écrivaient des sms à rallonge, sans se rendre compte qu'une fois qu'ils dépassaient le quota de caractères, mon portable ne le transférait pas.
Donc de manière quasi systématique je devais renvoyer un "sorry texte manquant".
Et en général, ce que masquait ce fameux message, était une bêtise conclusive des messages.
Mais c'était usant à la fin.
Donc mon petit Huawei a offert un peu de repos à mes nerfs.


Facebook . . . 

L'année dernière j'ai désactivé mon compte.
Ras le bol de ces bêtises, de tous ces messages qui arrivent sans fin, des milles et unes notifications, c'était trop.

Et pourtant, je ne faisais pas partie de ces gens qui avaient une liste "d'amis" à rallonge.
Non je n'ai jamais participé à ce grand délire là, ce n'était que des gens que je connaissais, fréquentais ou des amis d'enfance.
Mais bref gros craquage j'ai tout quitté sans rien à dire à personne. Comme ça pouf.
Puis j'ai prévenu mes potes par sms après. Mais le reste quedal.
Tu n'imagines le sentiment de bien être qui m'a parcouru une fois que j'ai fais ça.

Et ce salaud de facebook, faut savoir ça, a réactivé mon compte plusieurs fois sans me demander mon avis. 
Du coup les gens ont pas compris car ils m'ont envoyé des messages auxquels forcément je n'ai pas répondu vu que je redésactivais directement.
Donc y'en a aussi beaucoup qui ont cru que j'avais osé les "bloquer" et que je les débloquais de temps à autre (quand Facebook réactivais).
Car oui, en fait je n'avais pas supprimé totalement mon profil et ce, pour une raison très simple, car il y avait des photos qui me tenaient à coeur dessus, que je n'avais pas le courage de tout enregistrer, donc je préférai désactiver que supprimer, ne sachant pas que  le bébé de Zuckenberg prenait encore une fois liberté sur autrui en réactivant tout le bazar.

Puis y'a eu l'entrée à l'hôpital.
Et après maintes réflexions, j'ai décidé de m'ouvrir un nouveau compte, restreint, car c'était quand même le meilleur moyen pour centraliser les informations (en sachant que je n'avais pas droit à mon portable tout le temps, même chose pour internet) donc il me fallait une solution simple qui touche le plus grand nombre possible en une fois.
Et au final je l'ai gardé quand je suis revenue.
Ne l'utilisant pour pas grand choses, si ce n'est quelques messages, le groupe Facebook de mon année à la fac et ... c'est tout.

MAIS LA CA REPART EN CACAHUETE COMPLETE.
GENRE BOUM TCHERNOBYL QUOI.

Moitié de ma session j'ai cru que j'allais péter une durite à cause de l'oppression.

Ca a commencé avec le smartphone, qui n'arrêtait pas de clignoter dans tous les coins "et gnagna un mail par ci, un mail par là, whatsapp qui devenait fou, instagram aussi" et j'avais cette horrible ligne du haut remplie de petites icônes me rappelant que je loupais pleins de trucs me concernant.
MAIS ARRETE CETTE DICTATURE FOUS MOI LA PAIX JE LE SAIS QUE J AI DES MESSAGES NON LUS.
Et facebook qui s'y mettait aussi "et tes amis t'attende! Hey dis moi ou tu habites ? Et t'étudies quoi? Et t'aimes quoi"
MAIS TA GUEEEEEULE PUTAIN.


Puis ces messages sans cesse.
J'ai une conversation avec trois autres amies avec qui j'ai un cours commun et à la base on a fait la conversation pour se partager des trucs là dessus, et papoter forcément un peu de tout et de rien mais à la base c'était pour protohistoire.
Et là, je ne sais pas si ce sont les examens, mais entre deux connexions (qui ok étaient "rares" (une fois par jour quand même) ben la conversation prenaient des allures de "1000 messages non lus"
WHAT THE FUCK.

Puis je répondais aux autres messages que j'avais en attente.
Et boum les gens répondent D I R E C T E M E N T.
Gné?
Même pas le temps de dire ouf que l'icône rouge apparaît.

Et je me retrouve à culpabiliser parce que moi je n'ai pas que ça à faire, donc je ne réponds pas, puis je ne vais plus sur Facebook, puis j'ai retourne je vois le milliard de notifications/messages non lu, je prend peur je ferme le truc etc.

L'oppression.
J'ai l'impression que les gens ne sont plus que relié à ce truc là.
Que Facebook est devenu une extension d'eux mêmes.
Le prolongement 2.0.
C'est du "action-réaction" puissance dix mille.
Et oui moi ça me fait peur.
D'ailleurs, j'ai finis mes examens vendredi et j'ai décidé de m'offrir des vacances de deux jours de Facebook avant d'aller lire les messages et d'y répondre.

C'est de la surcommunication.
Du tout, tout de suite.
Et c'est conditionné.
Rappelle toi l'arrivée du fameux "Vu à telle heure".
Là aussi j'ai été prise d'un vent de panique.
Car je lisais les messages et puis je ne répondais pas dans l'immédiat préférant réfléchir à ce que je vais dire.
Et ce truc n'a fait que semer des tensions ridicules du genre "ouais il/elle a vu, et a pas répondu et gnangnan"
Yes yes, merveilleuse technologie.

Et après, les gens se retrouvent en face dans la vraie vie (si ils prennent le temps de le faire) et ne savent pas quoi ce dire.
Comme si y'avait un blocage parce que l'écran 'n'est plus là.
Le saint écran.
Cet écran qui désinhibe un peu, on est tout fou, et une fois qu'on est dans de vrais contact ça coince.
Enfin c'est une observation que je fais.
Je ne le vis pas personnellement vu que je préfère les face à face que l'ordi.
C'est même peut-être qu'une impression.
Mais les gens ne prennent plus le temps de se parler réellement.
De vraies choses et non pas de futilités météorologiques ou médiatiques. Ou pire finalement, le fameux "oh t'as vu ce *buzzquelconque*" ou "*dernière vidéo de whatthecut?* ", bref, ça cause internet. Dans la vraie vie!
Dans les conversations.
Si ça c'est pas de l'infiltration!
(et je préfère de loin parler nuages que ça hein)
Là aussi on me prend pour une paumée car en général non je ne suis pas au courant donc non je ne comprend pas vos allusions à ça, alors j'ai oui du mal à participer à ces conversations de groupes.
Mais oui tout va bien dans ma vie sans ça.

A la question "ça va" rare sont ceux qui y répondent honnêtement parce que depuis quelques temps on peut vite comprendre que ça ne sert à rien de dire non et d'expliquer pourquoi car sont encore plus rare ceux qui y prêtent attention (bien trop occupé à regarder leur téléphone).
Bref en mode "tout va bien dans le meilleur des mondes"
Donc, le 2.0 fait partie des conversations. Il quitte son champ initial du virtuel pour s'immiscer dans le réel.
Sérieux, hein, beaucoup ne vivent plus que par ça.
C'est effrayant.
Surtout que la plupart ne s'en rend pas compte.
Ce n'est qu'en cas de panne qu'ils se retrouvent en plein désarroi.
Tu les mets sur un radeau en pleine tempête ou tu leurs coupes la connexion c'est kif-kif bourricot.
Mais c'est pas pour autant qu'ils s'en apercevront et l'admettront.

Tout va vite.
Trop vite.
Et les gens s'y habituent et n'acceptent plus quand quelque chose demande un peu de temps.
Qu'il faut attendre.
Pourtant c'est gai d'attendre.
Ca permet de mieux profiter après.

Ils ont sans cesse le nez collé sur leur smartphone.
Si ils savaient ce qu'ils ratent en ne regardant pas par la fenêtre du tram.
Moi je m'en fou, l'oiseau rigolo je l'ai vu.
Non, ils ne vivent plus que par leur univers virtuel qu'il se sont constitués aux fils des années et des évolutions dans les réseaux sociaux.
Le reste n'existe plus.
Redevient à leurs yeux limite hostile et sans repère, et se retrouvent tout con quand la connexion plante.
Ne sachant plus quoi faire.


Alors je me demande.
Comment accepter tout cet empiètement sur nos vies?
Non mais ça me rend triste tout ça au final.
Surtout que les gens après, ne comprennent pas quand toi tu ne veux pas faire partie de toute cette machination, que tu ne réponds pas tout de suite.
Qu'on finit par te traiter de "celle qui de toute façon réponds jamais et qu'on sait pas joindre et qui n'est jamais au courant de rien".
Ben c'est juste que j'ai autre chose à faire.
Des trucs plus simples certes.
Et leurs apparaissent sans plus aucun intérêt.

Bon attention hein, je sais bien qu'il y a quand même beaucoup de gens qui pensent comme moi et que ne font pas partie de ce 2.0 à 100% et qu'ils l'utilisent de façon adéquate.
Car oui, je ne nie pas les bienfaits que ça apporte; comme rester en contact avec des gens qui sont plus loin; point de vue organisationnel ça facilite aussi pas mal de chose; le partage de documents aussi; les questions urgentes bien évidemment.
Mais pour le reste, est-ce vraiment utile de regarder son téléphone tout le temps? 
Regarde en rue, tu verras. T O U T  L E  T E M P S  .
Et les gens, au lieu de le ranger dans une poche, en général se trimbale avec le téléphone en main.
Car je pense aussi que leur coque trop voyante ne rentre plus dans aucune poche (ni la taille des derniers smartphones, au début je croyais que c'était des tablettes moi ahaha).

Donc je sais pas.
Il est 6h du matin, internet est coupé, j'ai Verdi en léger arrière plan sonore, et j'ai surtout les corneilles qui font croacroa dehors.
Un rayon de soleil sur mon gant de toilette qui sèche à la fenêtre.
Et j'apprécie ce calme.

Mais que rien que de repenser à Facebook et ces messages en attente, j'ai une boule au ventre.
Ce n'est pas normal.

On a pas à être disponible tout le temps tout de suite quand même ?
A t'on le droit de tout couper, sans passer pour la dernière asociale du monde et en profiter, je sais pas moi, commencer avec délectation ce grand classique avec la cigarette d'après manger par exemple sans être perturbé? (oui bon je sais fumer c'est mal j'en conviens).
Parce qu'au final c'est ce qu'il me gêne le plus. Se prend pour habitude le fait que l'on peut toucher tout le monde et tout de suite, de mille et une manière aujourd'hui. Et que beaucoup insistent quand tu ne réponds pas assez vite, ne comprennent pas pourquoi tu ne réponds pas.
C'est pas que je n'aime pas savoir ce que font mes amis, mais je n'ai pas besoin d'être au courant minute par minute, de réagir à chaque fait, de participer à des conversations de groupe qui font 60 messages/minutes.
COUCOU JE T OPPRESSE.



Alors maintenant j'ai décidé de couper le net le plus souvent possible.
Et de profiter.
Et tant pis si on ne sait pas m'appeler, me joindre sur ce laps de temps.

On a besoin de temps pour soi.
Pour lire Moby Dick.
Pour se retrouver, car c'est pas le plus simple.



PS: oui je suis très honteuse de n'avoir encore jamais lu Moby Dick. Mais vraiment hein. Pour quelqu'un qui aime tant l'univers marin (et les baleines) je le ressentais comme une tare profonde. Mais j'y remédie ahaha!


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